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Qui sommes nous ?

Notre groupe associe des hommes et des femmes qui oeuvrent à partir des valeurs et des méthodes libertaires en faveur d'une société autogestionnaire et fédéraliste libertaire, débarrassée du capitalisme et des autoritarismes, et qui tende vers l'abolition des dominations sociales, économiques, sexuelles, raciales... Nous accueillons les personnes aux recherches semblables aux nôtres. Nous nous investissons dans des mouvements et des groupements compatibles avec nos objectifs. Nous réalisons souvent des évènements publics autour d'un livre, d'un sujet d'actualité.

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3 Présentation de Chou fleurs et pissenlits

A Uzès, « Chou-fleurs et pissenlits »

Le groupement d'achats alimentaires « Choux-fleurs et Pissenlits » est né il y a 4 ans dans la région d'Uzès (Gard). Les objectifs au départ étaient surtout de faciliter l'accès à une nourriture locale de meilleure qualité et à des prix accessibles. Nous avions mis en place des visites chez des producteurs – histoire de créer un petit répertoire sur notre site internet – et contacté un grossiste pour les produits secs.

La première commande rassembla trente personnes qui expérimentaient une organisation collective et horizontale n'excluant pas la bonne humeur. Aujourd'hui, environ 110 adhérent-es ont recours à « Chou fleurs et pissenlit ». Les réunions, conviviales, avec repas tirés du sacs, forment une sorte de rituel très apprécié. Un site internet permet la prise des commandes qu'un-e adhérent-e prend à sa charge pour nous les livrer au cours d'un rendez vous trimestriel.

Les prises de décision se font à l'unanimité avec recherche du consensus. Des commissions peuvent être créées suivant les besoins comme soutenir un poste ou diviser les tâches par exemple, ce qui permet des mandats plus légers et plus conviviaux. L'Association loi 1901 vit grâce à une cotisation faible (5 euros par an) et à des actions ponctuelles telles que concerts, repas...

Au fur et à mesure, d'autres directions ont été prises par le Collectif, à partir des souhaits des adhérent-es : des chantiers solidaires d'abord avec des producteurs puis avec des adhérent-es ; des émissions de radio, des stands de présentations..., marquant la volonté d'ouvrir l'Association.

Le fonctionnement est devenu progressivement plus complexe, plus fin aussi, et des conflits, des difficultés,sont apparus inévitablement. Ce qui est demandé à « Choux-fleurs et pissenlits » varie selon les personnes ; certains veulent de l'anticapitalisme et recherchent l'autogestion ; d'autres gardent un comportement consumériste et passif. Parmi les sujets brûlants : extension ou non des objets de l'Association, fonctionnement de type classique (Conseil d'Administration, etc...) ou plus horizontal et informel, la facilitation de la rotation des tâches et de l'implication des adhérent-es... Au fond, des objets de polémiques assez classiques, mais auxquels on n'est pas vraiment prêts à répondre correctement et rapidement.


 

Dans la diversification des fonctions du groupement d'achat, il y avait une volonté de faire se rencontrer des adhérents de divers groupements au cours d'une journée, pour faire connaissance, et pour comprendre ce qui nous motivait. Cette journée s'est tenue en juillet 2012 et a pu réunir 18 personnes provenant de 5 groupements.

Au cours du débat de 4 heures qui a suivi la projection du film « Court-circuit » (présentation d'une AMAP de St Denis), on a pu se rendre compte de l'énorme besoin de débattre et de connaître les uns et les autres. On y a parlé de la question pratique concernant l'accès aux produits et la création d'ateliers divers ; mais aussi des questions d'ordre idéologique tels que l'accès à la terre, la légalité, les inégalités sociales dans les groupements d'achats, le désir de créer un fonctionnement radicalement différent de celui que nous impose le capitalisme. La journée s'est terminée par la décision de créer une liste électronique de diffusion et d'organiser une autre rencontre du même type.


 

Entre autres questions, on a débattu de la volonté d'institutions comme l'INRA ou la Région Languedoc Roussillon, encouragées par des fonds européens, de récupérer nos dynamiques. Pour ces institutions, la démarche est de « ...comprendre […] à quelles conditions les circuits courts de commercialisation peuvent aider les acteurs du milieu agricole et du territoire régional à répondre aux enjeux de compétitivité et de développement durable de la région en complémentarité avec les circuits long ». On peut craindre que l'État et le Capitalisme cherchent à analyser ces nouveaux fonctionnements pour tenter de les contrôler.

L'inquiétude est forte de voir dissocier la pratique des GA de la critique fondamentale du système dominant. Malgré tout, nous ne pouvons nier les impacts de ce genre de mouvement de consommation. Saurons nous en garder l'initiative ou sommes nous déjà encadrés par les institutions qui drainent le capitalisme ? Quelles fonctions les libertaires donnent-ils à ces groupements ?


 

Plus globalement, on a l'impression que cette volonté d'intégration des circuits courts s'inscrit dans une évolution économique et surtout sociale : par ses recherches ou son soutien, le fond social européen prétend « lutter contre toutes les formes de discrimination et réduire les inégalités entre les régions et entre les populations sur le plan à la fois économique et social ». Nous avons peut-être là un énorme rôle à jouer pour permettre à ces réflexions de dépasser le cadre imposé par le capitalisme.

Dans tous les cas, nous pouvons prévoir que l'État ne tardera pas à mettre en place de nouvelles façons de fonctionner, développées à partir de ces analyses sur les circuits courts. À nous de savoir quelles pratiques et quelles idées nous voulons mettre en œuvre pour fleurir ce champ des possibles de façon plus libertaire.


 

Tristan (Groupe Gard Vaucluse de la FA)


Date de création : 29/11/2012 @ 18:49
Catégorie : - 3. Dossier Autogestions et Groupements d'achats alimentaires (octobre 2012)
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Antimilitarisme en 2019

Motion sur le Service national universel Fédération anarchiste 78éme Congrès (Amiens juin 2019)

NON, le Service national universel ne passera pas!

Dès leur origine, les États se sont construits sur la constitution de forces armées, l'encadrement de leur population et le pillage des peuples environnants.Depuis 1995, les armées françaises ont été engagées dans 106 OPEX (Opérations extérieures) telles«Serval» au Mali et «Barkhane» au Sahel. Mais il y a aussi les «ennemis de l'intérieur», et les OPINT (Opérations intérieures) habituent les populations à côtoyer régulièrement des soldats armés, par exemple avec «Vigipirate» et «Sentinelle». La «fabrique du consentement» de l'État commence par le lavage des jeunes cerveaux: «La culture dedéfense et de sécurité nationale est inscrite dans le socle commun de connaissances et de compétences que les élèves doivent acquérir pendant leur scolarité à l'école, au collège et au lycée», Ministère de l'Éducation nationale, 2015.En 2018, Macron promet «un service national de durée courte, obligatoire et universel encadré par les armées et la Gendarmerie nationale» et nomme un groupe de travail présidé par le général Menaouine, avec pour objectif d'«inculquer aux jeunes la discipline, l'autorité, les priorités stratégiques de la France»,ajoutant que «ce service national servira en cas de crise à disposer d'un réservoir complémentaire de laGarde nationale». Pour rappel, le SNU ou semblant de SNU était proposé par tout l’échiquier politique aux dernières présidentielles. Dès juin 2019, 3000 filles et garçons «volontaires» de 13 départements «pilotes», âgé de 15 à 16 ans sont destinés à être incorporés pendant 1 mois, dont 15 jours encasernés en uniforme, réveillés à 6 H30 avec lever des couleurs et hymne national. Les 180 «encadrants» ont été formés à l'École militaire de Saint-Cyr Coëtquidan.Une deuxième «fournée» de 40000 jeunes est prévue en 2020, avec la perspective d'obliger toute une classe d'âge (800000 adolescents) à suivre 2 séjours de 15 jours autour de 16 ans.Il est également précisé que, jusqu'à 25 ans, «s'il le souhaite, l'appelé pourra poursuivre son engagement en devenant cadet de la Sécurité civile, volontaire dans les Armées, les associations...». Pour une période de 3à 12 mois: endoctriné.e.s pour devenir une main d'œuvre docile, bon marché, sans droits sociaux, ils et elles seraient ainsi préparés à la précarité et d'autre part, l'armée y gagnerait de nouvelles recrues.Depuis Georges Darien envoyé à Biribi pour insoumission, le groupe «Anarchisme et Non-violence»s'opposant à la guerre d'Algérie, Louis Lecoin en grève de la faim pour le droit à l'objection de conscience,les anarchistes se sont toujours battus contre la militarisation des corps et des esprits, symbolisée par les 5 protocoles «Défense – Éducation nationale», depuis les deux premiers, Hernu-Savary en 1982 et Chevènement-Jospin en 1989.C'est dans la continuité de ces luttes que la Fédération anarchiste combat l'importante aggravation que représente le Service national universel.Par l'information auprès des jeunes et des parents, par diverses actions décentralisées, en lien avec associations et syndicats refusant cette vaste entreprise d’embrigadement nationaliste et patriotique, la Fédération anarchiste fera tout pour enterrer le SNU.

Fédération anarchiste


Dernière nouvelle

Motion sur l'antisémitisme


Les chiffres des actes antisémites commis en 2018, et révélés par le ministère de l’Intérieur sont effarants. En un an, les actes recensés sont passés de 311 (en 2017) à 541, soit un bond de 74 %. Pour autant, pour nous anarchistes, il ne s’agit pas d’une « résurgence de l’antisémitisme », parce que celui-ci a toujours été présent au cours de l’histoire et se répand de manière exponentielle aujourd’hui, notamment avec les réseaux sociaux.
L’antisémitisme, visant les Juifs, ou supposés tels, en tant que groupe religieux, ethnique ou racial, n’est pas le seul apanage d’une droite extrême ou se voulant "traditionnelle " ou "nationaliste". Il réapparaît plus fort à chaque crispation identitaire.
De tous temps, de nombreux prétextes ont été utilisés pour justifier l’antisémitisme. Mais l’antisémitisme, en tant qu’une des formes politiques du racisme, culmine lors de la Conférence nazie de Wansee, pour définir les modalités administrative, technique et économique, de la "solution finale de la question juive ". L’antisémitisme a également ciblé les Juifs par les purges staliniennes, comme lors du « complot des blouses blanches ».
Après la Seconde guerre mondiale et l’extermination des Juifs, la plupart des militant·es juifs et juives ayant disparu, s'en est donc suivi un silence lourd de conséquence sur la Shoah, y compris dans les rangs des militant·es anarchistes. Est-ce dû au fait que la Shoah nous questionne profondément en tant qu’êtres humains ?
Toujours est-il que, non seulement l’extrême-droite, mais aussi des éléments issus de l’extrême gauche ont commencé à développer des propos et des positions révisionnistes voire négationnistes sur l’existence même du massacre des Juifs… alors qu’il est aujourd’hui acquis par les historien·nes qu’entre 5,5 et 6,5 millions d’entre eux ont disparu durant ce génocide. L’antisionisme est une autre question. Il est donc important de mobiliser toutes nos forces pour combattre tous propos ou actes antisémites et de bien les dissocier de l’antisionisme. L’ignorance de ces faits alimente le négationnisme et le révisionnisme.
Les anarchistes ne traitent pas le nationalisme de l’Etat israélien autrement que n'importe quel nationalisme. L’Etat d’Israël est pour nous un Etat parmi tant d’autres, qui développe aujourd'hui une politique raciste, colonialiste et sous pression religieuse.
Nous continuerons à soutenir les Anarchistes contre le mur en Israël, tout comme les objecteurs·trices israélien·nes, de même nous soutenons la lutte de la population palestinienne opprimée, et ce parce que directement au coeur des combats pour la liberté de chacun·e.
Car nous avons bien conscience que la création de l’Etat israélien confirme la thèse anarchiste que la création d’un Etat ne peut se faire que dans la violence. Nous avons cependant également conscience que, se dire anti-impérialiste ne suffit pas à se prémunir contre l’antisémitisme.
Aussi, en tant qu’anarchistes contre toutes les formes de discriminations et d’oppressions, nous continuerons à lutter contre l’antisémitisme, et à combattre toutes les formes de racisme, notamment à l’encontre des migrant·es, des réfugié·es et des exilé·es, activement dans la rue, mais aussi en renforçant nos moyens de diffusion (le Monde libertaire, Radio libertaire, Editions du Monde libertaire, tracts, conférences, cycles de formation, etc.) par des argumentaires et des recherches historiques.
Le racisme et l’antisémitisme sont des armes de ceux et celles qui cherchent à diviser pour dominer. Nous les combattrons pied à pied.
Fédération anarchiste 78ème Congrès (Amiens juin 2019)


Monde Libertaire été 2019

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