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Nouvelles

Aigues Mortes, cinéma - le 22/10/2013 @ 12:23 par Groupe-Gard-Vaucluse-de-la-Fdration-anarchiste

Publié dans le Monde libertaire du 3 octobre 2013

 

C'est pas du cinéma

Main basse sur la ville à Aigues Mortes

 

Aigues Mortes, 8000 habitants. Cette jolie cité de la Camargue gardoise, connue pour ses grandioses remparts, est secouée par une polémique qui ressemble à un mauvais film, déjà vu ailleurs. Celui de "Mains basses sur la ville" (1).

La ville a la chance de posséder un cinéma, le Marcel Pagnol. Ce cinéma est géré et animé par une association à buts non lucratifs qui n'est pas une structure para-municipale. Cette association fédère des gens de tous bords, motivés par le maintien d'une présence culturelle à travers un cinéma qui tisse du lien entre les gens. Tous ces bénévoles de "Grand écran pour tous", bénéficiant d'une convention avec la mairie depuis 2001, font de ce cinéma une salle reconnue pour son travail (débats, programmation art et essai, festivals, scolaires...), au budget équilibré, et au nombre d'entrées stables. Ce sont ces associatifs qui ont permis que le cinéma évolue vers le numérique, afin de pérenniser cet outil collectif. Une pareille proposition cinématographique est une belle opportunité pour les gens, dans cette partie du département.

Mais nous savons que les dents sont longues chez les représentants français de la "world company"; ils cachent parfois leurs appétits financiers sous couvert de "culture". GDF-Suez, et sa succursale "Culturespaces", gère ainsi des espaces historiques parfois prestigieux. Ce sont des délégations de service public. Une privatisation de l'espace communal, quoi.

A Aigues Mortes, c'est cette société là qui prétend vouloir réaliser un film touristique sur la ville et le projeter en boucle dans le cinéma Marcel Pagnol, tous les jours, de 9h à 19h00. La décision municipale de permettre à Culturespaces d'y faire son business pour 15 ans fut prise sans concertations. En faisant ainsi, le maire sait bien que l'association gestionnaire ne pourra plus faire le travail qu'elle réalise pourtant depuis 24 ans. Les recettes guichets seront amputées, le déséquilibre financier suivra; l'offre des séances se restreignant, ce sont tous les publics autochtones qui en patiront. Et tout çà pour caresser le tourisme dans le sens du poil ? Pour enrichir une filiale de Suez ?

Bien commun contre capitalisme

L'opposition se structure (2), deux mille signatures sont collectées pour refuser ce projet. "Grand écran pour tous" se positionne sans ambiguités. Le maire de la ville fait voter le 4 juillet 2013 au conseil municipal une résiliation de la convention la liant à l'association gestionnaire du cinéma. Il fait bloquer la subvention versée habituellement par le Conseil Général du Gard, demande le remboursement de la subvention municipale, empêche la présence de "Grand écran pour tous" au forum annuel des associations, envoie les huissiers... Le 5 septembre, l'occupation des lieux commence, nuit et jour, pour empêcher le maire de s'emparer des locaux. "Ce qui est assez remarquable, c'est de voir que les personnes qui occupent la nuit, sont des sexagénaires qui dorment par terre, dans des duvets", me confie Frédéric, un cheminot, lui aussi opposé à la liquidation de la culture dans sa ville. Le 26 septembre, des agents se présentent pour couper l'eau, et l'électricité. La détermination des occupants empêcheront les coupures... "On ne voit pas pourquoi on devrait laisser cet espace culturel pour le livrer à des gens qui veulent en faire un espace commercial; le but de tout çà, c'est de faire du commerce, pas de la culture. Et la mairie réclame pourtant la propriété du matériel de projection, alors qu'elle n'a participé qu'à hauteur de 10% de son renouvellement ! La mairie s'en prend à sa propre population en menaçant notre cinéma et son association" s'indigne Frédéric.

Cette situation n'a rien d'un "clochemerle" aux accents pagnolesques, pouvant paraître vaguement exotique vu de loin. C'est une authentique bataille contre le capitalisme prédateur. Nous avons là une société privée au visage aimable qui propose une sous culture en faveur de la manne touristique, à la place d' un cinéma qui a de l'ambition culturelle et sociale, géré collectivement à travers l'association "Grand écran pour tous". C'est ici une appropriation par un capitalisme bien français celui-là, d'un cinéma, un espace communal et associatif, ce bien commun qui nous appartient. Ailleurs, ce seront les espaces verts ou les cantines scolaires. Et c'est enfin un conflit politique qui, dans un cadre légal, républicain et démocratique, offre un bel exemple de l'exercice d'un pouvoir en faveur du capitalisme, et au détriment de l'intérêt commun.

 

Daniel, Groupe Gard Vaucluse de la FA

 

Notes

1 – Mains basses sur la ville, de Francesco Rosi (1963)

2 – Voir le site http://gardarem-lou-pagnol.fr/


Rassemblement antifa Montpellier - le 16/10/2013 @ 19:34 par Groupe-Gard-Vaucluse-de-la-Fdration-anarchiste

Vendredi 18 octobre
Jean Marie Le Pen vient présenter les têtes de liste du Front National pour les élections municipales dans l’Hérault.
le Collectif Antifasciste 34 appelle à mobilisation

RASSEMBLEMENT

Vendredi 18 octobre à 17H
arrêt de tram Antigone (derrière Polygone place Paul Bec)


Pour dire que ce parti n’est pas un parti comme les autres.
La banalisation de ses idées nauséabondes nous alerte.
Nous voulons dénoncer son projet politique réactionnaire et raciste qui ne vise qu’à diviser les couches populaires, le monde du travail et casser les solidarités.

contact : antifa@riseup.34


L’extrême-droite : un ennemi de classe
Les effets de la crise sont de plus en plus violents. Les difficultés à boucler les fins
de mois même pour répondre aux seuls besoins de première nécessité (s’alimenter, se
loger, se vêtir...), la peur de l’avenir pour soi et les siens, sont devenus le lot quotidien
d’une partie d’entre nous.
Face à des gouvernements incapables d’enrayer quoi que ce soit, privilégiant
toujours le patronat et les plus riches, l’envie de « donner un coup de pied dans la
fourmilière » se généralise. L’extrême-droite entend bien en profiter, se décrivant comme
des anti-systèmes au service de ceux qui sont en bas de l’échelle. Ne nous trompons
pas d’ennemis, ne nous trompons pas de colère, le fond de commerce de l’extrêmedroite
reste des idées nauséabondes, l’instrumentalisation des peurs, et la défense du
capitalisme. Voici donc une partie des mesures qu’ils défendent.


L’extrême droite et le monde du travail : de vieilles recettes anti-sociales
- elle s’affirme contre le droit de grève
- elle milite pour la diminution des fonctionnaires
- elle est favorable à la casse du code du travail, elle ne propose évidemment rien sur
l’amélioration des conditions de travail
- elle remet en cause les 35 h en prônant une renégociation par branches de la durée du
travail

- elle s’oppose à la lutte des classes et au syndicalisme, mais défend une prétendue possible
alliance des travailleurs-euses et des patrons au sein de corporations d’entreprise, qui se
signifie inévitablement un asservissement des salarié-e-s aux propriétaires des entreprises
et des capitaux.


L’extrême droite et les patrons : main dans la main contre la protection
sociale des salarié-es
Voici quelques unes de leurs revendications communes révélant bien que le projet
économique et social de l’extrême-droite sert les intérêts du patronat :
- allègement du coût du travail
- recours à une « valeur-travail » qui favorise les classes les plus aisées
- refus de traquer les employeurs qui ne payent pas leurs cotisations sociales (13
milliards)
- nouvelles exonérations de cotisations pour les patrons, et par conséquent diminution des
recettes publiques
- refus de s’attaquer aux niches et fraudes fiscales
- destruction du système de protection sociale

 


Colloque Montpellier - le 09/10/2013 @ 10:26 par Groupe-Gard-Vaucluse-de-la-Fdration-anarchiste

Un colloque à Montpellier les 10 et 11 octobre 2013

 

« Amérique(s) anarchiste(s) :

expressions libertaires du XIXe au XXIe siècle »

 

Après le colloque de Tours en septembre consacré à "Autorité et liberté: l'anarchie et le problème du politique", c'est le centre de recherche LLACS de l'Université Paul Valéry de Montpellier III qui va alimenter les recherches et les communications universitaires sur des aspects de l'anarchisme. A l'initiative de cet évènement, Paola Domingo partage le même constat que Jorge Cagiao y Conde (Université François Rabelais de Tours) sur le faible intérêt de la communauté universitaire pour l'anarchisme. Elle explique: "L'appel à communication pour ce colloque est paru sur plusieurs sites hispanophones, et ce que j'ai eu comme retour de plusieurs personnes, c'est qu'on est relativement peu nombreux à travailler sur l'anarchisme dans les facs de langues. Il y a plus d'historiens, mais ils sont discrets. Plusieurs collègues étaient quand même emballés parce qu'il n'y a pas de colloques consacrés à l'anarchisme".

 

L'objectif du Colloque (1) est d'aborder l'originalité de la « Pédagogie propagandistique » employée par les anarchistes à travers les Amériques du 19e au 21e siècle. Confrontés à une population aux langages variés (autochtones, immigrés...), massivement analphabète, soumise à des injustices et des conditions de survie révoltantes... les activistes anarchistes marquèrent de façon certaine l'histoire politique et sociale de ces contrées. Mais pas seulement. De par les outils employés (les contes, les écoles, les journaux, les chants, la littérature, le théatre...), ils apposèrent aussi leur empreinte sur toute une production artistique conçue entre autre comme un élément de propagande et de conscientisation des populations. Peut-on établir un parallèle avec le mouvement anarchiste européen qui se caractérisait déjà par une forte production livresque (livres, journaux, brochures, feuilles diverses...) s'adressant directement au peuple ? Paola Domingo précise: "Les méthodes de communication en Amérique s'inspirent des méthodes des plus anciens, il fallait amener les gens à la culture par des moyens plus accessibles: je pense au théatre, aux contes, à la littérature de propagande très simple à comprendre et à mémoriser surtout, tout ceci afin que le bouche à oreille fonctionne. L'influence des européens se retrouve par exemple dans la peinture des Etats Unis. Au Méxique, cette influence populaire tient surtout au fort taux d'analphabétisme et donc de la nécessité d'avoir une communication claire; la presse libertaire européenne de l'époque est truffée de références culturelles inaccessibles au peuple méxicain, à sa population travailleuse ouvrière ou paysanne, d'où le recours à des expressions orales comme la chanson".

 

Les tables qui se réuniront au long de ces deux jours transcenderont les barrières linguistiques des Amériques. Dès 9h, le jeudi 10 octobre, une table évoquera la presse anarchiste à travers des exemples touchant l'Argentine, le Pérou, le Brésil et les Etats Unis. Le jeudi après midi sera abordé le Méxique à travers la figure originale de Plotino C. Rhodakana, qui passa du fouriérisme à l'anarchisme, le journal « Regeneración» (par David Doillon), et la représentation de l'ouvrier dans la presse anarchiste méxicaine. Puis suivra une table sur la littérature de propagande avec notamment deux interventions portant sur l'oeuvre littéraire du célèbre Ricardo Florès Magon.

Le vendredi, la journée démarrera avec le thème « Art et pédagogies libertaires », où Ronald Creagh interviendra sur « Art et anarchisme aux États-Unis au début du XXe siècle « . Puis les tables 5 et 6 présenteront des interventions traitant de « l'anarchisme au XXIème siècle » puis de « Littérature et anarchisme ». Les intervenant-e-s viennent du Brésil, des Etats Unis, de Colombie, du Méxique et de France. La manifestation devrait se clôre par la projection d'un film.

 

Comme le laisse clairement entendre Paola Domingo : « Aujourd'hui, les modes d'expression des zapatistes au Méxique associent le conte, la poésie... Le sujet du colloque est proche de l'actualité. Les néo-zapatistes sont plus magonistes que zapatistes finalement. Pendant la révolution méxicaine, les libertaires et les zapatistes finirent par se rapprocher ». Elle ajoute: "Ce qui me frappe et me motive profondément pour réaliser cette initiative, c'est que les situations sociales et économiques décrites à travers des formes artistiques prises pour propager des idées libertaires il y a un siècle, font écho avec notre époque. Il y a lieu de réfléchir à cela".

 

Dans un second temps, les actes du colloque seront sans doute publiés, mais avec l'apport d'autres contributions qui ne pourront être présentées à Montpellier les 10 et 11 octobre. Comme il n'y a pas besoin d'être inscrit comme auditeur, le colloque est largement ouvert à tous les publics intéressés, notamment au lectorat du Monde libertaire.

 

Daniel (Groupe Gard-Vaucluse de la FA)

 

 

Notes

1 – Le Colloque aura lieu les 10 et 11 octobre 2013 à partir de 9h00 à la Maison de la Recherche de Saint Charles (tram 1, arrêt Place Albert Ier) de Montpellier. Programme complet (sous réserve de modification) en écrivant à : paola.domingo@univ-montp3.fr


Nouvelle 1

Motion sur l'antisémitisme


Les chiffres des actes antisémites commis en 2018, et révélés par le ministère de l’Intérieur sont effarants. En un an, les actes recensés sont passés de 311 (en 2017) à 541, soit un bond de 74 %. Pour autant, pour nous anarchistes, il ne s’agit pas d’une « résurgence de l’antisémitisme », parce que celui-ci a toujours été présent au cours de l’histoire et se répand de manière exponentielle aujourd’hui, notamment avec les réseaux sociaux.
L’antisémitisme, visant les Juifs, ou supposés tels, en tant que groupe religieux, ethnique ou racial, n’est pas le seul apanage d’une droite extrême ou se voulant "traditionnelle " ou "nationaliste". Il réapparaît plus fort à chaque crispation identitaire.
De tous temps, de nombreux prétextes ont été utilisés pour justifier l’antisémitisme. Mais l’antisémitisme, en tant qu’une des formes politiques du racisme, culmine lors de la Conférence nazie de Wansee, pour définir les modalités administrative, technique et économique, de la "solution finale de la question juive ". L’antisémitisme a également ciblé les Juifs par les purges staliniennes, comme lors du « complot des blouses blanches ».
Après la Seconde guerre mondiale et l’extermination des Juifs, la plupart des militant·es juifs et juives ayant disparu, s'en est donc suivi un silence lourd de conséquence sur la Shoah, y compris dans les rangs des militant·es anarchistes. Est-ce dû au fait que la Shoah nous questionne profondément en tant qu’êtres humains ?
Toujours est-il que, non seulement l’extrême-droite, mais aussi des éléments issus de l’extrême gauche ont commencé à développer des propos et des positions révisionnistes voire négationnistes sur l’existence même du massacre des Juifs… alors qu’il est aujourd’hui acquis par les historien·nes qu’entre 5,5 et 6,5 millions d’entre eux ont disparu durant ce génocide. L’antisionisme est une autre question. Il est donc important de mobiliser toutes nos forces pour combattre tous propos ou actes antisémites et de bien les dissocier de l’antisionisme. L’ignorance de ces faits alimente le négationnisme et le révisionnisme.
Les anarchistes ne traitent pas le nationalisme de l’Etat israélien autrement que n'importe quel nationalisme. L’Etat d’Israël est pour nous un Etat parmi tant d’autres, qui développe aujourd'hui une politique raciste, colonialiste et sous pression religieuse.
Nous continuerons à soutenir les Anarchistes contre le mur en Israël, tout comme les objecteurs·trices israélien·nes, de même nous soutenons la lutte de la population palestinienne opprimée, et ce parce que directement au coeur des combats pour la liberté de chacun·e.
Car nous avons bien conscience que la création de l’Etat israélien confirme la thèse anarchiste que la création d’un Etat ne peut se faire que dans la violence. Nous avons cependant également conscience que, se dire anti-impérialiste ne suffit pas à se prémunir contre l’antisémitisme.
Aussi, en tant qu’anarchistes contre toutes les formes de discriminations et d’oppressions, nous continuerons à lutter contre l’antisémitisme, et à combattre toutes les formes de racisme, notamment à l’encontre des migrant·es, des réfugié·es et des exilé·es, activement dans la rue, mais aussi en renforçant nos moyens de diffusion (le Monde libertaire, Radio libertaire, Editions du Monde libertaire, tracts, conférences, cycles de formation, etc.) par des argumentaires et des recherches historiques.
Le racisme et l’antisémitisme sont des armes de ceux et celles qui cherchent à diviser pour dominer. Nous les combattrons pied à pied.


Fédération anarchiste 78ème Congrès (Amiens juin 2019)

Nouvelle 2

Lettre au préfet du Gard: Relogez ! régularisez !

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