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Nouvelles

Librairie Besançon - le 29/10/2015 @ 12:45 par WebNoMaster

Agression contre une librairie de la Fédération anarchiste

Aujourd'hui c'est nous, mais demain... ?

Dans la nuit du 17 au 18 octobre 2015, vers 2h du matin, un groupe de cinq personnes, identifiées comme appartenant à la mouvance fasciste locale, a attaqué la librairie L'Autodidacte (5 rue Marulaz, à Besançon). Ce lieu est un espace de rencontres et de débats ouvert à l'ensemble du mouvement libertaire de la ville. C'est aussi la librairie du groupe Proudhon de la Fédération anarchiste.

Depuis des années, cet espace culturel et politique reste ouvert sur le quartier et abrite des projets ou des structures (syndicat, Amap, associations...) qui se veulent des alternatives au capitalisme. La librairie alimente la vie locale avec des débats, des concerts, des projections. C'est un outil de culture, populaire, alternative, combative et libertaire. Et c'est pour cette raison que les partisans de l'ordre ultra-autoritaire s'en sont pris à cet outil d'émancipation sociale.

Les volets de protection et la porte vitrée ont été cassés, les agresseurs n'ont pas eu le temps de s'en prendre à l'intérieur de la librairie. La haine des assaillants a été courageusement stoppée par des personnes qui participaient à des rencontres d'Alternatiba et qui se sont interposées. Nous les en remercions.

Cette réaction est exactement ce qui doit nous guider. Lorsque les post-fascistes et leurs avatars s'en prennent à l'un-e d'entre nous, nous devons répondre collectivement sans attendre. C'est une forme d'autodéfense antifasciste qui doit devenir la règle, dans l'objectif de renvoyer les nostalgiques d'une « France de race blanche » aux poubelles de l'histoire. Les outils de la présence militante dans la rue, dans le mouvement social, le débat d'idées, la culture... sont autant de moyens pour ne pas laisser la violence brune s'imposer.

La police a interpellé deux des assaillants. Pour le moment, nous appellons le mouvement social à la vigilance, et suggérons l'entraide et la solidarité comme moyens d'autodéfense.

La Fédération anarchiste salue ses camarades de la Librairie l'Autodidacte de Besançon et les assure de son soutien le plus entier.

Paris le 19 octobre 2015


Vient de paraitre le 22 octobre 2015 - le 21/10/2015 @ 11:22 par WebNoMaster

Vient de paraître, Paris, Éditions du Monde libertaire, 296 p., 14 euros

Un livre de philosophie politique anarchiste et pragmatiste
 

*Sommaire*

Introduction : Méthodologie pragmatique pour un anarchisme pragmatiste

Partie I : Le travail de la critique

1 – Autobiographie critique d’un anarchiste néophyte : parcours et
errements d’un militant

2 – De la diabolisation des médias (Adorno, Debord, Chomsky, etc.) à une
critique pragmatiquement radicale

3 – Questionnements écologistes, décroissance et pluralisme libertaire

4 - Questions de/à l’altermondialiste John Holloway

5 - Questions du/au « postanarchisme » de Michel Onfray

6 – Qui/quoi est responsable de la panade actuelle : la société, les autres
ou moi ?

Partie II : Exploration de sentiers libertaires hérétiques

7 – Liberté et égalité : Bakounine rééquilibré par Proudhon

8 - Marx et les anarchistes : résonances partielles, liaisons iconoclastes,
tensions

9 - Éclats libertaires hors de l’anarchisme : interférences entre Rosa
Luxemburg, John Dewey et André Gorz

10 – Critique sociale, capitalisme, individualités et individualisme

11 - Apports de Michel Foucault à la boîte à outils libertaire

12 – La double hypothèse d’un anarchisme pragmatiste et d’une
social-démocratie libertaire

En guise d’ouverture : Actualité d’une Fédération Anarchiste


Mobilisation antifasciste en 2015 - le 20/06/2015 @ 18:16 par WebNoMaster

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Nouvelle 2

Lettre au préfet du Gard: Relogez ! régularisez !

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Nouvelle 1

Motion sur l'antisémitisme


Les chiffres des actes antisémites commis en 2018, et révélés par le ministère de l’Intérieur sont effarants. En un an, les actes recensés sont passés de 311 (en 2017) à 541, soit un bond de 74 %. Pour autant, pour nous anarchistes, il ne s’agit pas d’une « résurgence de l’antisémitisme », parce que celui-ci a toujours été présent au cours de l’histoire et se répand de manière exponentielle aujourd’hui, notamment avec les réseaux sociaux.
L’antisémitisme, visant les Juifs, ou supposés tels, en tant que groupe religieux, ethnique ou racial, n’est pas le seul apanage d’une droite extrême ou se voulant "traditionnelle " ou "nationaliste". Il réapparaît plus fort à chaque crispation identitaire.
De tous temps, de nombreux prétextes ont été utilisés pour justifier l’antisémitisme. Mais l’antisémitisme, en tant qu’une des formes politiques du racisme, culmine lors de la Conférence nazie de Wansee, pour définir les modalités administrative, technique et économique, de la "solution finale de la question juive ". L’antisémitisme a également ciblé les Juifs par les purges staliniennes, comme lors du « complot des blouses blanches ».
Après la Seconde guerre mondiale et l’extermination des Juifs, la plupart des militant·es juifs et juives ayant disparu, s'en est donc suivi un silence lourd de conséquence sur la Shoah, y compris dans les rangs des militant·es anarchistes. Est-ce dû au fait que la Shoah nous questionne profondément en tant qu’êtres humains ?
Toujours est-il que, non seulement l’extrême-droite, mais aussi des éléments issus de l’extrême gauche ont commencé à développer des propos et des positions révisionnistes voire négationnistes sur l’existence même du massacre des Juifs… alors qu’il est aujourd’hui acquis par les historien·nes qu’entre 5,5 et 6,5 millions d’entre eux ont disparu durant ce génocide. L’antisionisme est une autre question. Il est donc important de mobiliser toutes nos forces pour combattre tous propos ou actes antisémites et de bien les dissocier de l’antisionisme. L’ignorance de ces faits alimente le négationnisme et le révisionnisme.
Les anarchistes ne traitent pas le nationalisme de l’Etat israélien autrement que n'importe quel nationalisme. L’Etat d’Israël est pour nous un Etat parmi tant d’autres, qui développe aujourd'hui une politique raciste, colonialiste et sous pression religieuse.
Nous continuerons à soutenir les Anarchistes contre le mur en Israël, tout comme les objecteurs·trices israélien·nes, de même nous soutenons la lutte de la population palestinienne opprimée, et ce parce que directement au coeur des combats pour la liberté de chacun·e.
Car nous avons bien conscience que la création de l’Etat israélien confirme la thèse anarchiste que la création d’un Etat ne peut se faire que dans la violence. Nous avons cependant également conscience que, se dire anti-impérialiste ne suffit pas à se prémunir contre l’antisémitisme.
Aussi, en tant qu’anarchistes contre toutes les formes de discriminations et d’oppressions, nous continuerons à lutter contre l’antisémitisme, et à combattre toutes les formes de racisme, notamment à l’encontre des migrant·es, des réfugié·es et des exilé·es, activement dans la rue, mais aussi en renforçant nos moyens de diffusion (le Monde libertaire, Radio libertaire, Editions du Monde libertaire, tracts, conférences, cycles de formation, etc.) par des argumentaires et des recherches historiques.
Le racisme et l’antisémitisme sont des armes de ceux et celles qui cherchent à diviser pour dominer. Nous les combattrons pied à pied.


Fédération anarchiste 78ème Congrès (Amiens juin 2019)