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Notre groupe associe des hommes et des femmes qui oeuvrent à partir des valeurs et des méthodes libertaires en faveur d'une société autogestionnaire et fédéraliste libertaire, débarrassée du capitalisme et des autoritarismes, et qui tende vers l'abolition des dominations sociales, économiques, sexuelles, raciales... Nous accueillons les personnes aux recherches semblables aux nôtres. Nous nous investissons dans des mouvements et des groupements compatibles avec nos objectifs. Nous réalisons souvent des évènements publics autour d'un livre, d'un sujet d'actualité.

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Nouvelles

Dissonance - le 13/11/2014 @ 20:19 par WebNoMaster

Non violence dissonante.


<<Toute forme de mépris, en politique, [...] prépare ou instaure le fascisme>> Albert Camus


A Montpellier, au rassemblement en hommage à cet homme tué par la police le 24 octobre 2014, si peu nombreux étions nous que d'emblée je regrettais les drapeaux, tous. Qu'il y ait eu quelques sifflets à cet égard et autres escarmouches de mots devant la cop's compagnie hilare m'a semblé moins regrettable que les velléités de rendre oeil pour oeil et dent pour dent; je ne cautionne pas par ma présence l'appel au meurtre ou au déferlement de haine et de violence pouvant mutiler ou tuer, de quel bord soit-il : " un bon flic est un flic mort " est un acte verbal du même acab-it que ceux d'un Hooligan du PSG et les rangers ou les doc's, le pantalon paramilitaire, dont on ne sait jamais très bien s'ils sont d'extrême droite ou d'extrême gauche, me font dans tous les cas craindre le pire de la pensée politique; comme les foulard, keffieh, cagoule et sweat à capuche dont se pare la police en se mêlant aux manifestants si bien qu'on ne sait plus à qui on a affaire, sur qui l'on peut compter quand elle lance ses provocations violentes conjointement de derrière sa ligne et de l'intérieur. Qui sont des stratégies policières de " terrorisation ".


Je pense à mon voyage de quelques mois en Colombie et aux risques que comporte le moindre acte politique d'opposition pour la vie et l’intégrité du militant, syndicaliste, intellectuel, je pense aux méthodes de sicarios de la police, des militaires, des paramilitaires, de la mafia, qui portent ces mêmes masques de braqueurs quand ils tuent; ou au Mexique. Là-bas je peux admettre que l'on ait soin de cacher son visage, ses activités politiques, sa famille à l'étranger ou que l'on soit dans l'obligation de défendre para militairement ses droits. Ici nous avons encore comme arme justement de montrer nos visages plus nombreux et plus déterminés que jamais et nous avons d'autres armes dont le droit n'est pas la moindre. Nous les avons encore.


Le droit à envahir la rue qui est nôtre, et nos ZAD, c'est à dire à nous réunir et nous organiser, à définir nos mandats, à fourbir nos enquêtes et à les diffuser, à dénoncer le terrorisme d’État et la mafia qu'il sert et à les révoquer. A compter sur le maximum de gens autour de nous, avec nous. Toujours plus.


La stupeur provoquée par la mort de ce militant totalement désarmé et fuyant, par explosion d'une grenade offensive dans son dos, n'est pas plus grande que celle que provoquent la signification politique d'un tel meurtre, l'absence de réaction politique, civile comprise, les manipulations médiatiques, qui, loin d'être sans précédent, atteignent un paroxysme; et la famille de ce jeune homme ne peut empêcher que tout un chacun se dise <<cela pourrait être moi si je descends dans la rue qui est pourtant mienne>>. Il est plus facile de lutter contre la peur quand l'ennemi est en face, identifié et identifiable. Et quand nous sentons en nous la puissance de l'accord de non violence dans toutes nos actions, puisque c'est le but. La non violence ne rend-elle pas plus lisible la violence ?


Une autre arme est d'échapper à la manipulation, de ne pas s'y prêter; de ne pas s'y adonner non plus. La révolution est celle de l'angle plat, à 180 degrés de la pensée libérale républicaine, de toute forme de monopole du pouvoir, de toute instrumentalisation, elle ne se pense plus à son tour manipulatrice comme elle ne se pense plus capitaliste. La violence contre la police sert la police et l’État. Et le fascisme.


Nous avons d'autres arguments plus valables et plus heureux pour cette lutte : ZAD partout !

Valdero, novembre 2014



Antimilitarisme en 2019

Motion sur le Service national universel Fédération anarchiste 78éme Congrès (Amiens juin 2019)

NON, le Service national universel ne passera pas!

Dès leur origine, les États se sont construits sur la constitution de forces armées, l'encadrement de leur population et le pillage des peuples environnants.Depuis 1995, les armées françaises ont été engagées dans 106 OPEX (Opérations extérieures) telles«Serval» au Mali et «Barkhane» au Sahel. Mais il y a aussi les «ennemis de l'intérieur», et les OPINT (Opérations intérieures) habituent les populations à côtoyer régulièrement des soldats armés, par exemple avec «Vigipirate» et «Sentinelle». La «fabrique du consentement» de l'État commence par le lavage des jeunes cerveaux: «La culture dedéfense et de sécurité nationale est inscrite dans le socle commun de connaissances et de compétences que les élèves doivent acquérir pendant leur scolarité à l'école, au collège et au lycée», Ministère de l'Éducation nationale, 2015.En 2018, Macron promet «un service national de durée courte, obligatoire et universel encadré par les armées et la Gendarmerie nationale» et nomme un groupe de travail présidé par le général Menaouine, avec pour objectif d'«inculquer aux jeunes la discipline, l'autorité, les priorités stratégiques de la France»,ajoutant que «ce service national servira en cas de crise à disposer d'un réservoir complémentaire de laGarde nationale». Pour rappel, le SNU ou semblant de SNU était proposé par tout l’échiquier politique aux dernières présidentielles. Dès juin 2019, 3000 filles et garçons «volontaires» de 13 départements «pilotes», âgé de 15 à 16 ans sont destinés à être incorporés pendant 1 mois, dont 15 jours encasernés en uniforme, réveillés à 6 H30 avec lever des couleurs et hymne national. Les 180 «encadrants» ont été formés à l'École militaire de Saint-Cyr Coëtquidan.Une deuxième «fournée» de 40000 jeunes est prévue en 2020, avec la perspective d'obliger toute une classe d'âge (800000 adolescents) à suivre 2 séjours de 15 jours autour de 16 ans.Il est également précisé que, jusqu'à 25 ans, «s'il le souhaite, l'appelé pourra poursuivre son engagement en devenant cadet de la Sécurité civile, volontaire dans les Armées, les associations...». Pour une période de 3à 12 mois: endoctriné.e.s pour devenir une main d'œuvre docile, bon marché, sans droits sociaux, ils et elles seraient ainsi préparés à la précarité et d'autre part, l'armée y gagnerait de nouvelles recrues.Depuis Georges Darien envoyé à Biribi pour insoumission, le groupe «Anarchisme et Non-violence»s'opposant à la guerre d'Algérie, Louis Lecoin en grève de la faim pour le droit à l'objection de conscience,les anarchistes se sont toujours battus contre la militarisation des corps et des esprits, symbolisée par les 5 protocoles «Défense – Éducation nationale», depuis les deux premiers, Hernu-Savary en 1982 et Chevènement-Jospin en 1989.C'est dans la continuité de ces luttes que la Fédération anarchiste combat l'importante aggravation que représente le Service national universel.Par l'information auprès des jeunes et des parents, par diverses actions décentralisées, en lien avec associations et syndicats refusant cette vaste entreprise d’embrigadement nationaliste et patriotique, la Fédération anarchiste fera tout pour enterrer le SNU.

Fédération anarchiste


Dernière nouvelle

Motion sur l'antisémitisme


Les chiffres des actes antisémites commis en 2018, et révélés par le ministère de l’Intérieur sont effarants. En un an, les actes recensés sont passés de 311 (en 2017) à 541, soit un bond de 74 %. Pour autant, pour nous anarchistes, il ne s’agit pas d’une « résurgence de l’antisémitisme », parce que celui-ci a toujours été présent au cours de l’histoire et se répand de manière exponentielle aujourd’hui, notamment avec les réseaux sociaux.
L’antisémitisme, visant les Juifs, ou supposés tels, en tant que groupe religieux, ethnique ou racial, n’est pas le seul apanage d’une droite extrême ou se voulant "traditionnelle " ou "nationaliste". Il réapparaît plus fort à chaque crispation identitaire.
De tous temps, de nombreux prétextes ont été utilisés pour justifier l’antisémitisme. Mais l’antisémitisme, en tant qu’une des formes politiques du racisme, culmine lors de la Conférence nazie de Wansee, pour définir les modalités administrative, technique et économique, de la "solution finale de la question juive ". L’antisémitisme a également ciblé les Juifs par les purges staliniennes, comme lors du « complot des blouses blanches ».
Après la Seconde guerre mondiale et l’extermination des Juifs, la plupart des militant·es juifs et juives ayant disparu, s'en est donc suivi un silence lourd de conséquence sur la Shoah, y compris dans les rangs des militant·es anarchistes. Est-ce dû au fait que la Shoah nous questionne profondément en tant qu’êtres humains ?
Toujours est-il que, non seulement l’extrême-droite, mais aussi des éléments issus de l’extrême gauche ont commencé à développer des propos et des positions révisionnistes voire négationnistes sur l’existence même du massacre des Juifs… alors qu’il est aujourd’hui acquis par les historien·nes qu’entre 5,5 et 6,5 millions d’entre eux ont disparu durant ce génocide. L’antisionisme est une autre question. Il est donc important de mobiliser toutes nos forces pour combattre tous propos ou actes antisémites et de bien les dissocier de l’antisionisme. L’ignorance de ces faits alimente le négationnisme et le révisionnisme.
Les anarchistes ne traitent pas le nationalisme de l’Etat israélien autrement que n'importe quel nationalisme. L’Etat d’Israël est pour nous un Etat parmi tant d’autres, qui développe aujourd'hui une politique raciste, colonialiste et sous pression religieuse.
Nous continuerons à soutenir les Anarchistes contre le mur en Israël, tout comme les objecteurs·trices israélien·nes, de même nous soutenons la lutte de la population palestinienne opprimée, et ce parce que directement au coeur des combats pour la liberté de chacun·e.
Car nous avons bien conscience que la création de l’Etat israélien confirme la thèse anarchiste que la création d’un Etat ne peut se faire que dans la violence. Nous avons cependant également conscience que, se dire anti-impérialiste ne suffit pas à se prémunir contre l’antisémitisme.
Aussi, en tant qu’anarchistes contre toutes les formes de discriminations et d’oppressions, nous continuerons à lutter contre l’antisémitisme, et à combattre toutes les formes de racisme, notamment à l’encontre des migrant·es, des réfugié·es et des exilé·es, activement dans la rue, mais aussi en renforçant nos moyens de diffusion (le Monde libertaire, Radio libertaire, Editions du Monde libertaire, tracts, conférences, cycles de formation, etc.) par des argumentaires et des recherches historiques.
Le racisme et l’antisémitisme sont des armes de ceux et celles qui cherchent à diviser pour dominer. Nous les combattrons pied à pied.
Fédération anarchiste 78ème Congrès (Amiens juin 2019)


Monde Libertaire été 2019

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